Afflux de chats dans les refuges: « Le problème, c’est l’absence de stérilisation »

Chaque année, c’est le même scénario qui se reproduit chez Veeweyde à Tournai: avec le printemps et le retour des naissances, les chatons affluents au refuge.  

« Cette année, nous n’en avons pas encore reçu beaucoup, mais on peut se retrouver certaines années avec 400 chatons, voire plus« , constate sa responsable, Anne Kajdanski. Des chatons trouvés abandonnés pour la plupart, ou simplement apportés par des propriétaires qui ne savent pas quoi faire de la portée. « Le problème, c’est l’absence de stérilisation ou de castration. Comme les chats se reproduisent assez rapidement, une femelle peut être prise très tôt, et une fois qu’elle a fini d’allaiter ses petits, elle peut à nouveau être prise. Ce qui fait que le phénomène peut se reproduire plusieurs fois dans la saison« .

Une nouvelle législation wallonne sur la stérilisation des chats devrait entrer en vigueur dans quelques mois, pour éviter la surpopulation des refuges. Elle concernera tous les chats domestiques de plus de 6 mois, peu importe qu’ils soient destinés à la vente ou à l’adoption ou non. Cette stérilisation a un coût pour les particuliers et Anne Kajdanski craint que certains n’essaient de l’éviter: « Il faut compter 120 euros pour une femelle. Mais à partir du moment où on prend en charge un animal, il faut s’attendre à avoir des frais. Quand on adopte un chaton à trois mois, on pourrait mettre un peu d’argent de côté pour le faire vacciner à six ». 

Les chatons proposés ici à l’adoption ne quittent d’ailleurs pas le refuge sans être passés par la case stérilisation. C’est une des raisons pour lesquels ils sont seulement 1 sur 4 à intégrer une nouvelle famille.

« Chez nous, tout a évidemment un coût : les chats aussi pucés et vaccinés. Beaucoup préfèrent donc passer par le bouche-à-oreille et les petites annonces« , déplore la responsable.

De premiers effets sur les chats errants

Que deviendront les autres chatons? « Ils seront malheureusement euthanasiés. Il faut dire que beaucoup de ceux qui arrivent ici sont mal en point, car leur maman était elle-même déjà en mauvais état. Ce sont des chatons qu’on ne saura pas soigner. Il y a vraiment une prise de conscience à avoir au niveau de la stérilisation et de la castration ». Une stérilisation que l’asbl doit effectuer à contrecœur, en s’exposant souvent aux critiques: « On a cette réputation-là, c’est vrai. Mais tout le monde prenait ses responsabilités, on ne devrait pas faire une sélection sur les chatons, ni sur les chats adultes. Leurs adoptions étant en chute dès l’arrivée des chatons, qui ont plus de succès ». 

L’euthanasie, la SPA de Comines a aussi dû y recourir ces dernières années: « Nous avons eu des rentrées de 250 chats par mois et quand ils nous arrivaient très jeunes nous devions bien souvent passer par l’euthanasie, vu que les adoptions ne suivaient pas« , se souvient sa présidente, Nadine Salembier.

Les choses ont changé depuis 2015, et l’octroi aux communes de subsides pour stériliser les chats errants: « Aujourd’hui, nous avons entre 30 et 40 chats qui nous arrivent par mois, ce qui fait que nous arrivons aisément à les placer« .

La ville de Comines est d’ailleurs à nouveau candidate à une subsidiation pour mener une nouvelle campagne.

Source: RTBF
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